Protection

Solution n°1 : Le préservatif masculin

Consulter et/ou télécharger le mode d’emploi

Pour la plupart fabriqués en latex, ils protègent du VIH/SIDA et des Infections Sexuellement Transmissibles dans les cas de pénétrations vaginales et anales mais également au cours de fellations. Le préservatif masculin est également un moyen de contraception. Dans tous les cas, il doit être placé sur le pénis en érection avant tout contact entre le pénis et le corps du partenaire afin d’aider à prévenir la transmission du VIH/SIDA, des IST et les risques de grossesse.

Avant toute utilisation, vérifiez toujours :

  • La date de péremption
  • La norme de qualité (CE ou NF)
  • L’intégrité de l’emballage : le préservatif est un objet fragile, un mauvais stockage (poche, porte-feuilles, boite à gants…) peut entraîner une altération de sa qualité et donc des risques (porosité du latex, préservatif qui craque, se déchire…)

En cas de doute, en utiliser un autre. Lorsqu’un préservatif craque, cela est généralement dû à une mauvaise utilisation. Il est important de bien respecter le mode d’emploi et de ne jamais ouvrir un emballage avec un objet coupant (ex : ciseaux) ou les ongles et les dents au risque de l’abîmer. Les garçons peuvent s’entraîner seuls à la maison afin de mieux maîtriser la technique.

Pour faciliter la pénétration, limiter les risques d’irritation ou les sensations de gène, il est recommandé d’utiliser un lubrifiant (attention, pas de corps gras type vaseline, mais uniquement des gels à base d’eau).

A chacun(e) son préservatif :

Pour varier les plaisirs et répondre à toutes les pratiques et les envies, il existe plusieurs modèles de préservatifs adaptés à tous les budgets. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien :

  • Les classiques, souvent les plus économiques
  • Les ultrafins qui se font oublier
  • Les sans latex destinés aux personnes allergiques
  • Les effets retardant sur l’éjaculation, plus épais
  • Les parfumés (fraise, vanille, menthe…)
  • Les anatomiques, les profilés et les grandes tailles pour plus de confort
  • Les nervurés pour plus de plaisir
  • Les fantaisistes dont il faut toujours vérifier la norme CE ou NF sur l’emballage

Où se procurer des préservatifs :

Entr’AIDSida distribue gratuitement des préservatifs au sein de son local ou au cours de ses interventions. Par ailleurs, les préservatifs sont en vente libre dans les pharmacies, distributeurs automatiques, grandes surfaces, certains bureaux de tabac…

Solution n°2 : Le préservatif féminin (ou FEMIDOM)

Consulter et/ou télécharger le mode d’emploi

Le préservatif féminin protège de l’infection par le VIH/SIDA et les IST. Il est adapté à la morphologie de l’organe sexuel féminin. Ce dispositif est composé d’une fine gaine en polyuréthane (première génération) ou en nitrile (deuxième génération) munie d’un anneau souple à chaque extrémité, ce qui évite les allergies au latex. L’anneau du côté fermé se tord et se place dans le vagin alors que l’autre bout prend place à l’extérieur et recouvre les parties génitales. Il ne doit jamais être utilisé en même temps qu’un préservatif masculin (risque de déchirement). C’est également un moyen de contraception efficace.

Avant toute utilisation, vérifiez toujours :

  • La date de péremption
  • La norme de qualité (CE ou NF)
  • L’intégrité de l’emballage : le préservatif est un objet fragile, un mauvais stockage (poche, porte-feuilles, boite à gants…) peut entraîner une altération de sa qualité et donc des risques (préservatif qui craque, se déchire…)

Quelques avantages du préservatif féminin :

  • Il est très solide et comporte moins de risque de déchirure que les préservatifs en latex. Sa solidité a porté certains couples homosexuels à l’utiliser pour les rapports anaux, bien que cet usage ne soit pas recommandé par le fabricant
  • Il est doux et agréable.
  • Il peut être utilisé avec un lubrifiant à base d’eau (fortement recommandé pour la pénétration).
  • il peut être posé longtemps quelques heures avant le rapport, ce qui n’interrompt pas les préliminaires.
  • Après éjaculation, il n’impose pas le retrait immédiat.
  • Il ne serre pas le sexe masculin, permettant de meilleures sensations au niveau du pénis (inconvénient souvent cité au sujet du préservatif masculin).
  • il ne provoque pas d’allergie, car il n’est pas en latex mais en polyuréthane pour sa première version ou en nitrile synthétique pour la seconde pour réduire le coût de production.

Des femmes qui l’ont essayé :

« Ce n’est pas trop difficile à mettre, c’est comme un tampon »
« L’anneau externe appuie légèrement sur le clitoris, ce qui augmente le plaisir »
« Il y a une espèce de flottement agréable »
« La matière s’adapte et prend la température du corps, ça se colle sur les parois »
« Ca pourrait rassurer les femmes de savoir qu’il est plus solide, on a toujours un peu peur que le préservatif masculin craque »

Des hommes qui l’ont essayé :

« C’est plus confortable à la fois au moment de la pénétration et au moment du retrait »
« L’intérêt de ça par rapport au préservatif masculin, c’est que la femme peut le mettre si l’homme ne veut pas le mettre »
« Je suis plus à l’aise, ça ne colle pas »
« Ca serre moins, c’est plus chaud, le seul inconvénient, ça fait du bruit »

Où se procurer des préservatifs féminins :

L’association Entr’AIDSida en distribue gratuitement au sein de son local ou au cours de ses interventions. Le coût du préservatif féminin est plus élevé (environ 2 euro l’unité) que celui du masculin. Il est en vente libre dans les pharmacies.

Focus sur un outil méconnu : la digue dentaire

Une digue dentaire est un carré de latex ou de polyuréthane mince et souple, totalement imperméable et doux. Outre son utilisation chez les chirurgiens dentistes, la digue dentaire est utilisée comme un préservatif pour se protéger du VIH et des Infections Sexuellement Transmissibles lors d’un rapport bucco-génital entraînant un contact avec la vulve (cunnilingus) ou l’anus (anilingus) du partenaire.

Conseils d’utilisation :

La digue dentaire doit servir pour tout contact buccal avec la vulve ou l’anus du partenaire, en complément du préservatif. Les risques sont plus ou moins importants selon les périodes (pendant les règles, par exemple) et selon les pratiques (cunnilingus ou anilingus). Au cours de telles pratiques, la digue dentaire est le seul moyen d’écarter un maximum de risques d’attraper le VIH ou une Infection Sexuellement Transmissible (herpès génital ou hépatite A par exemple) à l’occasion de ce genre de rapports.

Comment l’utiliser :

Lubrifier la digue sur un côté à l’aide d’un lubrifiant à base d’eau
Poser le côté lubrifié contre le sexe ou l’anus
Maintenir la digue avec les doigts durant l’utilisation. Attention à ne pas trop la tendre.

Précautions d’emploi :

Une digue est à utilisation unique. Il faut toujours la jeter après utilisation. Veiller également à changer de digue si on passe de l’anus à la vulve (et vice-versa) afin d’éviter le transfert de bactéries.

Où trouver une digue dentaire ?

On peut les acheter dans les pharmacies et les sex-shops. On en trouve également en commande sur Internet au travers de certains sites spécialisés. Il peut malgré tout être difficile de s’en procurer, mais il est très facile de s’en fabriquer une. Il suffit en effet de couper les extrémités d’un préservatif masculin puis de le couper dans le sens de la longueur pour obtenir un rectangle de latex. Cela permet éventuellement de se fabriquer des digues avec goût… à noter cependant que le préservatif, n’étant pas prévu pour cet usage, peut perdre son efficacité contre les IST.